Communiqués et dossiers de presse

Généralisation de la complémentaire santé - Le «oui, mais» des entreprises et des salariés

10ème édition du Baromètre des institutions de prévoyance

Paris, mardi 25 mars 2014 - Une majorité de salariés déclare ignorer que les entreprises ont désormais l’obligation de mettre en place une complémentaire santé, révèle le 10ème Baromètre de la Prévoyance réalisé par le CREDOC (Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de vie) pour le CTIP. Dans la perspective de la généralisation de la complémentaire santé, les salariés privilégient très majoritairement des niveaux de garanties négociés par l’employeur et les salariés au sein de l’entreprise.

Imprimer cette page
  • Partager :
 

Une majorité de salariés ignore tout de la généralisation de la complémentaire santé

Neuf mois après le vote de la loi de sécurisation de l’emploi qui instaure la généralisation de la complémentaire santé, 57 % des salariés disent ignorer que les entreprises ont désormais l’obligation de proposer et financer à 50 % une complémentaire santé pour tous les salariés. Et le résultat n’est pas forcément meilleur du côté des entreprises qui sont encore près de 30 % à déclarer ne pas être informées de l’obligation qui leur est désormais faite de couvrir leurs salariés. Seules les entreprises de plus de 250 salariés sont largement (90 %) au fait de cette réforme.
« Ce résultat est préoccupant. Il montre que l’année 2014 doit être consacrée à la pédagogie sur ce sujet. Le CTIP s’y engage mais nous craignons que les aspects positifs de la généralisation soient occultés par la fiscalisation de la part patronale des cotisations et l’instauration de plafonds de remboursement », s’inquiète Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP.

Salariés et employeurs donnent la priorité à la négociation en entreprise

Les personnes qui ne bénéficient pas aujourd’hui d’une complémentaire santé d’entreprise expriment des attentes assez élevées par rapport à la future généralisation. Elles sont ainsi 81 % à souhaiter que le niveau des garanties soit négocié au sein de l’entreprise et seulement 15 % à vouloir se contenter des garanties minimum prévues par la loi. Les représentants des entreprises sont eux aussi favorables à des négociations d’entreprise pour fixer le niveau des garanties, mais dans une moindre mesure (54 %).

Toujours parmi les salariés sans couverture collective santé, 84 % disent espérer que les garanties de leur entreprise couvriront leurs ayants droit. La proportion est comparable chez les employeurs qui sont 62 % à souhaiter des garanties familiales. Ces résultats montrent qu’il y a une véritable attente de la part des entreprises et de leurs salariés et, en même temps, une crainte que la couverture minimale prévue par la loi soit insuffisante pour répondre à leurs besoins. « Que les salariés privilégient le cadre de la négociation d’entreprise témoigne de leur confiance à l’égard du dialogue social », souligne Jean-Louis Faure.

Adhésion des salariés aux réseaux de soins et soutien à l’action sociale

Le Baromètre montre, par ailleurs, que les salariés sont de plus en plus sensibilisés aux avantages des réseaux de soins. Ainsi, 54 % des personnes interrogées savent qu’ils peuvent accéder à un réseau via leur complémentaire santé. Près d’un tiers (32 %) l’a effectivement utilisé et 31 % prévoient de le faire si l’occasion se présente. Interrogés sur l’intérêt des réseaux de soins,  39 % des salariés soulignent la possibilité d’obtenir des prix plus intéressants tandis que 32 %  mettent en avant le gage d’un service de qualité. La logique responsable des réseaux commence donc à être comprise aujourd’hui malgré le caractère récent de ces dispositifs. Quant à l’action sociale, son principe est plébiscité puisque 83 %  des salariés et 71 % des entreprises estiment qu’il est important que l’organisme assureur la propose. Pour 32 % des salariés et 36 % des entreprises, elle doit être utilisée pour prendre en charge les cotisations et remboursements santé des personnes à revenu faible. « Je considère que l’expression de cette solidarité est une bonne nouvelle pour nous tous et en particulier pour les institutions de prévoyance qui sont un des acteurs importants de l’action sociale non publique », conclut Jean-Louis Faure.
 

Méthodologie

Enquête réalisée en décembre 2013 par téléphone auprès de :

• Plus de 1000 salariés du secteur privé
• 1000 responsables d’entreprises dont
   - 500 d’entreprises de moins de 10 salariés,
   - 200 d’entreprises de 10 à 49 salariés
   - 200 d’entreprises de 50 à 249 salariés
   - 100 d’entreprises de 250 salariés ou plus
 
 
 

Télécharger la synthèse du CREDOC : Garanties et services : les attentes des salariés et des entreprises

Télécharger la présentation des principaux résultats du 10è baromètre CTIP/CREDOC

 

 

infographie

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

 


Contact presse

Miriana CLERC

01 42 66 92 58 / clerc@ctip.asso.fr