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Prévention santé
Parce que la santé dans l’entreprise est déterminante pour la santé de l’entreprise, le Groupe APICIL a rendu public le 20 septembre son livre blanc sur la "Santé au travail, approche économique du bien-être (ROI et RSE)".
Comment bâtir une politique de la santé en entreprise ? Jusqu’où un employeur peut-il intervenir dans la santé de ses salariés sans être intrusif ? Comment délimiter le champ d’intervention de l’entreprise ? Doit-il se limiter aux risques professionnels prioritaires et aux risques multifactoriels ? Les indicateurs de santé au travail ont-ils leur place aux côtés des indicateurs de gestion ? Voici quelques questions auxquelles ce livre blanc tente de répondre.
Résultat de deux ans de réflexion du Groupe avec des chefs d’entreprises et directeurs de ressources humaines, le livre blanc est conçu comme un outil pédagogique de gestion de la santé et du bien-être au travail. Il rappelle aux entreprises que la prévention santé est pour elles une source d’attractivité et de fidélisation des salariés. La prévention santé est également source d’économies : investir dans l'amélioration des conditions de travail entraîne une augmentation de la compétitivité.
De nouveaux indicateurs de santé au travail
De nouveaux outils de mesure émergent dans les entreprises, à l'image de « l'Ibet » (indice de bien-être au travail), créé par le cabinet Mozart Consulting. L’Ibet permet de calculer la valeur ajoutée de l’entreprise, en la corrigeant de la dégradation due aux situations de souffrance au travail, dégradation calculée en fonction de « l'Imet », indicateur de mal-être au travail. L’Ibet, calculé en fonction des caractéristiques propres à chaque structure, est adaptable à tout modèle d'entreprise.
Autre nouvel indicateur utilisé par les entreprises : le « présentéisme », jusqu’à présent ignoré. « À la différence de l'absentéisme, qui se caractérise par des salariés absents physiquement de l'entreprise, le présentéisme concerne des personnes qui viennent sur le lieu de travail mais qui ne sont pas productives », expliquent les auteurs du livre blanc. Le présentéisme aurait 3 à 5 fois plus d'impact sur l'entreprise que l'absentéisme.
Les bonnes pratiques des entreprises en matière de prévention
Le livre blanc d'Apicil présente les bonnes pratiques en matière de prévention santé au travail en citant des exemples d'entreprises ayant réussi à améliorer les conditions de travail et à faire baisser le sentiment de stress. Ainsi, les dirigeants d'Arkoon, éditeur de solutions de sécurité informatique, ont organisé des événements sportifs auxquels tous les salariés ont pu participer. Un programme au sein duquel la direction donne l'exemple.
Autre exemple : le programme « Ma santé, je m'en occupe », mis en place par le groupe financier canadien Visa Desjardins. Après avoir répondu à un questionnaire, et en fonction des résultats obtenus, les participants, tous volontaires, obtiennent des recommandations personnalisées concernant leur activité physique, leur alimentation, ou encore la lutte contre le stress.






