Information et communication

Sondage HUMANIS : les 50 – 65 ans face à la dépendance

Le Groupe HUMANIS a confié à l’institut Harris Interactive la réalisation d’un sondage sur le thème des "Français face à la dépendance aujourd’hui et à l’horizon 2030". Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2000 personnes âgées de 50 à 65 ans, du 16 au 31 mai 2011. Les personnes interrogées étaient invitées à se projeter à l’horizon 2030 et à imaginer alors leurs besoins en cas de perte d’autonomie, leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics et du privé, et plus généralement à dessiner les contours de la société idéale pour les personnes dépendantes.

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La majeure partie des personnes sondées considère que l’entrée dans la dépendance sera de plus en plus tardive : 79 ans aujourd’hui, 83 ans à l’horizon 2030, soit 4 ans gagnés en 20 ans, au moyen d’une forte politique de prévention et de santé publique.  

73% des personnes interrogées déclarent avoir déjà été confrontés à la dépendance, dont 66% au travers de leurs proches et 15% personnellement.

S’il n’y a pas d’approche sexuée de la dépendance, il existe néanmoins une légère différenciation en fonction de l’accès au savoir et du niveau de revenu : ainsi les CSP+ (84%) se déclarent plus confrontés à la dépendance que les CSP- (74%).

  
La priorité : conserver son indépendance

Sans surprise, le souhait le plus fort est de se maintenir en bonne santé, le plus longtemps possible et ne pas peser sur leur famille. 

Cependant la majorité des répondants (28%) ne sait pas quels moyens adopter pour prévenir la dépendance. S’ils multiplient les actions au quotidien leur permettant de la reculer le plus longtemps possible (70% réalisent des examens médicaux réguliers, 69% font des exercices de mémoire ; 66% ont une alimentation équilibrée), ils n’envisagent pas forcément de démarche de nature financière : seuls 10% des personnes sondées déclarent avoir déjà souscrit à une assurance dépendance, et 54% ne le prévoient pas.

Enfin, cette génération se considère généralement comme plus chanceuse que celle de ses parents face à la vieillesse en termes de modes de communication (79%), d’aménagement du lieu de vie (60%), de prévention santé (56%) et de vie sociale (52%). Elle estime cependant que l’aide de la famille et de l’entourage sera moins présente (44%).

  
Une prise en charge progressive et personnalisée

 

Les Français sont ouverts à divers types de structures d’hébergement dans la mesure où le lien social est préservé. Ainsi :

  • 16% des personnes sondées sont favorables à la cohabitation transgénérationnelle,
  • 28% des Français sont favorables aux Ehpad, identifiés comme seule structure apte à prendre en charge la grande dépendance,
  • 37% des Français plébiscitent le maintien à domicile sous réserve de liens sociaux de qualité,
  • enfin, donnée nouvelle, 50% des personnes sondées plébiscitent les résidences de service et résidences seniors. Ce modèle plus communautaire que collectif, se décline déjà en différentes formes d’établissements (foyers-logements, …) offrant une prestation d’hébergement allant de l’indépendance quasi complète à un accompagnement très étroit.
Source : HUMANIS - Juin 2011
 
 

Portrait d’une prise en charge idéale en 2030

  
Dressons le portrait de la prise en charge idéale d’une personne âgée, entrant en dépendance vers 2030.

En 2030, une personne dépendante disposera chez elle de nouvelles technologies l’aidant à consolider son autonomie (75% des personnes interrogées). Elle sera aussi fortement accompagnée par les collectivités locales qui auront développé des services en partenariat avec les associations (pour 72% des sondés).

Quand elle ne pourra plus vivre seule, elle aura choisi d’entrer en résidence de retraite, qui se seront développés (selon 69% des personnes interrogées) et spécialisés (17%).

S’agissant de la prise en charge financière, une part sera gérée par les pouvoirs publics dans le cadre de la Sécurité sociale (58% des sondés), ou par la complémentaire santé (65%). Cette base sera complétée par un contrat collectif souscrit durant la carrière professionnelle : 1 personne sur 2 pense qu’elle pourra bénéficier des avantages d’une contrat collectif en dépendance