Cartographie et résultats détaillés
_ La cartographie des perceptions des "Mots de la Santé" (JPG - 460 Ko)
_ Les résultats détaillés de l'étude sur les "Mots de la Santé" (PDF - 1,3 Mo)
S'abonner
À découvrir
Information et communication
Que pensent les Français de la santé ? Quelles sont leurs inquiétudes ? Leurs attentes ? A quelles évolutions s’attendent-ils ? Le groupe Malakoff Médéric a commandé à l’institut Médiascopie une enquête lui permettant de mieux comprendre comment les Français perçoivent les grands enjeux actuels de la santé, et d’en appréhender les représentations collectives.
La méthodologie, originale, permet de mesurer l’image d’un thème à travers les mots qui le constituent. 800 personnes représentatives de la population française ont ainsi évalué quelque 200 mots de l’univers de la santé, sur deux échelles : mot qui rassure/inquiète, mot plus ou moins présent dans le futur. L’étude quantitative a été complétée d’un volet qualitatif.
Sur les quelque 200 mots évalués par les 800 personnes interrogées, la quasi-totalité s’inscrit dans le futur. Plus inattendu : malgré des inquiétudes bien identifiées, les Français considèrent la santé de manière plutôt sereine. Ils positionnent les 2/3 des mots dans la partie qui « rassure ».
Au côté de craintes plus sociétales liées à l’insécurité de l’emploi (chômage, précarité), 17 maladies forment l’essentiel des mots qui inquiètent les Français. Le cancer, qui touche de près ou de loin chaque famille, est perçu comme le plus inquiétant.
Les maladies liées à l’âge et plus particulièrement la maladie d’Alzheimer, située en bas du mapping, effraient.
La dépression, les maladies chroniques, l’accident vasculaire cérébral (AVC), les affections de longue durée (ALD), la crise cardiaque sont considérées comme des maladies qui seront fortement présentes à l’avenir.
« J’ai un comportement responsable, je consulte les personnes recommandées, je ne laisse pas mes maladies s’aggraver, je me prends en charge » explique Philippe, 39 ans, Hauts-de-Seine. « J’essaie de faire de la prévention. Je vais profiter des vacances pour faire un bilan complet : les yeux, les dents, le podologue… Le tour des différents corps médicaux pour anticiper un peu » (Alexandre, 28 ans, Seine-et-Marne).
Les personnes interrogées savent que la santé coûte de plus en plus cher avec le progrès médical et l’allongement de la durée de vie. Signes de cette lucidité, les mots porteurs de fortes contributions financières tels que « dépenses de santé », « reste à charge », « dépassements d’honoraires » sont positionnés fortement dans le futur, et dans la partie « qui inquiète ».
« Être remboursé à 100 % » est une expression qui rassure, mais qui est le plus éloignée vers le passé. Même le tiers-payant, mot « rassurant » n’apparait pas comme un acquis durable : il est positionné légèrement à droite sur l’échelle de présence dans le futur.
Les expressions « être pris en charge », « être conseillé », « être orienté », « assistance à domicile », « aide à la personne », sont jugées rassurantes et bien positionnées vers le futur. Les Français expriment un réel besoin de conseil et de disponibilité de la part de tous les acteurs qui interviennent dans la santé. « Vous savez ce qu’on appelle les réseaux de soins ? Pour les gens les plus fragiles qui ont une urgence, ça permet d’avoir des noms au lieu de chercher. C’est important d’avoir des références quelque part » (André, 58 ans, Ille-et-Vilaine).
Qu’il s’agisse des médecines naturelles, du paramédical… mais aussi, paradoxalement, de la télémédecine, les personnes interrogées perçoivent positivement les nouvelles approches de santé. À condition que celles-ci n’engendrent pas une perte de la relation humaine, notamment avec les professionnels de santé qui bénéficient d’une grande confiance.
Les médecines naturelles (acupuncture, se soigner par les plantes) sont jugées rassurantes et perçues comme un complément de la médecine traditionnelle. Elles s’inscrivent dans le temps et ne sont pas perçues comme un phénomène de mode.
La télémédecine, qui apparait comme une avancée significative et fascinante, est bien projetée dans le futur, même si elle engendre des craintes de perte de la relation humaine. « La possibilité de soigner des gens à distance, par exemple un spécialiste du cœur qui peut opérer avec des caméras, je trouve ça fantastique » (Eric, 51 ans, Paris). « L’être humain ne peut pas être remplacé sur tous les points, il faut trouver la limite à l’utilisation de l’informatique ». (Marie-Emmanuelle, 46 ans, Marseille).
Les médecins (référents, spécialistes…) sont bien positionnés sur les échelles de confiance et du futur. À la question « à qui faites-vous le plus confiance ? », André, 58 ans, répond : « en numéro un, c’est mon médecin, c’est lui le maître d’œuvre de l’histoire et après il m’oriente ».

_ La cartographie des perceptions des "Mots de la Santé" (JPG - 460 Ko)
_ Les résultats détaillés de l'étude sur les "Mots de la Santé" (PDF - 1,3 Mo)


Cette étude montre que les Français, de plus en plus, se sentent responsables de leur santé comme d’un bien précieux et fragile : ils aspirent à en prendre soin activement, dans l’optique « il vaut mieux prévenir que guérir ». Cela va tout à fait dans le sens des initiatives récentes de Malakoff Médéric d’apporter à ses assurés toujours plus de services d’accompagnement : assistance, orientation dans le système de soins, prévention, dépistage, coordination médico-sociale.
Notre stratégie a trois objectifs : optimiser les budgets de santé des entreprises clientes et limiter le reste à charge de nos assurés, préserver durablement leur santé et celle de leurs proches, enfin, faciliter l’accès de tous à des soins de qualité.
Isabelle Hébert, Directrice de la stratégie et du marketing santé et prévoyance du groupe Malakoff Médéric


L’étude a été réalisée par l’Institut Médiascopie selon une méthode originale intitulée “Les mots de”. Appliquée à des thèmes du débat public, des entreprises, des institutions, des territoires, des personnes ou des marques, elle consiste à mesurer l’image d’un thème à travers les mots qui le constituent et forment son identité.
L’enquête a comporté deux volets :
_ un volet qualitatif auprès de 35 personnes rencontrées dans le cadre d’entretiens individuels et de 2 réunions de groupe ;
_ un volet quantitatif : recueil de l’opinion de 800 personnes1 sur environ 200 mots constituant l’univers de la santé.
Deux questions étaient posées :
_ « Quand vous pensez à la santé en général, pensez-vous que ce mot sera plus ou moins présent dans le futur ? »
_ « S’agissant de votre santé à vous, ce mot vous rassure ou vous inquiète-t-il ? ».
