chiffre clé
62% des employeurs souhaitent que le financement des actions de prévention soit partagé par l’entreprise et l’organisme assureur.
Complémentaire santé et UNOCAM
Le 12 février dernier, le CTIP a présenté les résultats de l’étude menée en décembre 2008 : “Ce qu’attendent les employeurs et les salariés de la complémentaire santé”. D’après cette enquête réalisée par le Crédoc, les salariés considèrent la complémentaire santé d’entreprise comme un réel avantage financier. Autre enseignement de l’étude : les petites entreprises privilégient plutôt la simplicité et l’uniformité de la formule et des garanties pour tous les salariés. Les grandes entreprises optent davantage pour une différenciation selon les catégories professionnelles ou la situation familiale des salariés.
Enfin, l’étude montre une responsabilisation croissante des salariés en matière de consommation de soins, ainsi que l’importance accordée par les employeurs à la prévention Santé dans l’entreprise.
Cette nouvelle étude confirme la large diffusion de la complémentaire santé dans les entreprises : 3 employeurs sur 4 proposent une complémentaire santé et dans la plupart des cas (81 %), à travers un contrat obligatoire. De leur côté, la quasi-totalité des salariés (93 %) affirme être couverte par une complémentaire santé. Dans plus de la moitié des cas (55 %), il s’agit d’un contrat collectif.
Qu’ils en bénéficient ou non, 84 % des salariés interrogés considèrent la complémentaire santé d’entreprise comme un avantage financier. Ceux qui sont couverts par une complémentaire santé d’entreprise préférent d’ailleurs qu’elle soit maintenue, plutôt que de la voir supprimée avec la contribution de l’employeur transformée en salaire.
Si les salariés couverts par un contrat collectif sont satisfaits de leur complémentaire d’entreprise, près d’un quart souhaite toutefois renforcer ou ajouter certaines prestations, notamment en dentaire et optique, moyennant une hausse des cotisations.

Considérez-vous que le fait
de bénéficier d'une complémentaire
santé par son entreprise soit
un avantage financier ?
Source : CREDOC/CTIP, 2008
Sur les 1 000 salariés interrogés
Dans les petites et moyennes entreprises, la complémentaire santé apparaît comme un élément de cohésion sociale, alors qu’elle paraît davantage intégrée à une politique globale de rémunération dans les plus grandes.
Dans la plupart des entreprises de moins de 1 000 salariés, les employeurs (74 %) déclarent que la complémentaire est constituée d’une formule identique pour tous les salariés. Ils ne sont plus que 57 % dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. Dans près du tiers de ces grandes entreprises, des options supplémentaires facultatives sont proposées aux salariés.
De même, la cotisation “famille” - une cotisation identique pour tous les salariés, quelle que soit leur situation familiale - est plus répandue dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui sont deux tiers à la pratiquer, alors que le taux est de 58 % pour l’ensemble des entreprises.
En revanche, les trois quarts des responsables d’entreprise interrogés, quelle que soit la taille de l’entreprise, affirment que la contribution de l’employeur au financement de la complémentaire - 54 % de la cotisation globale en moyenne - est identique pour tous les salariés, indépendamment du fait qu’ils y aient des contrats spécifiques par catégories professionnelles.
La plupart des salariés interrogés (69 %) ont le sentiment que leurs dépenses médicales pèsent plus sur leur budget ces dernières années. La grande majorité d’entre eux (62 %) se renseigne d’ailleurs sur les tarifs avant d’engager des soins, particulièrement en dentaire et optique. Plus des deux tiers des salariés essaient de limiter leur consommation médicale : 36 % font surtout attention aux soins qui font l’objet de franchises ou de baisses de remboursement, mais 37 % déclarent modérer leurs dépenses de soins par principe même si elles sont totalement remboursées.
Les trois quarts des employeurs, qu’ils proposent ou non une complémentaire santé, déclarent attacher de l’importance aux actions de prévention en entreprise. Cette tendance est particulièrement marquée pour les entreprises de plus de 50 salariés. Pour ces employeurs, les actions doivent porter en priorité sur le tabagisme (53 %), les troubles musculo-squelettiques (51 %) et le stress (49 %), et doivent se traduire par des actions concrètes auprès des salariés.
La plupart des employeurs (62 %) souhaitent que le financement des actions de prévention soit partagé par l’entreprise et l’organisme assureur. Cependant, les employeurs de petites entreprises sont plus nombreux à souhaiter que les organismes assureurs prennent entièrement en charge le coût des actions : 32 % dans les entreprises de moins de 10 salariés, contre
15 % dans les entreprises de 1 000 salariés et plus.
Qualité de gestion et interlocuteur dédié : les deux critères de choix d'un organisme assureur
Quels sont les critères de choix d'un organisme assureur ?
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Dans les 2 permiers critères |
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| La qualité de gestion |
43 % |
| Un interlocuteur dédié qui conseille l'entreprise |
41 % |
| Un accompagnement dans la maîtrise des dépenses |
29 % |
| Une forte notoriété |
17 % |
| Un nombre important d'enteprises adhérentes et d'assurés |
13 % |
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Un assureur à but non lucratif (institution de prévoyance, mutuelle) |
8 % |
| Un autre critère |
29 % |
Source : CREDOC/CTIP, 2008
Sur les 777 entreprises proposant une complémentaire santé
Remboursement et tiers payant
Quels sont pour vous les trois principaux critères de choix d’une offre de complémentaire santé ?
| Des niveaux de remboursement élevés |
60 % |
| Un service de tiers payant généralisé |
55 % |
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Le remboursement de prestations non prises en charge par la sécurité sociale (ostéopathie, acupuncture) |
44 % |
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Une aide à la maîtrise des dépenses (réseau de professionnels de santé recommandés par la complémentaire, prévention…) |
25 % |
| Des garanties sur mesure adaptées au profil des salariés |
25 % |
| Des services d’assistance à domicile en cas de maladie |
16 % |
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Des options dans le contrat de l’entreprise (participation de l’employeur) |
16 % |
| Des options facultatives entièrement à la charge du salarié |
10 % |
| Autres divers |
4 % |
| Ne sait pas |
1 % |
Source : CREDOC/CTIP, 2008
Sur les 777 entreprises proposant une complémentaire santé

62% des employeurs souhaitent que le financement des actions de prévention soit partagé par l’entreprise et l’organisme assureur.


_ "Étude CTIP / CREDOC - La complémentaire santé plutôt que du salaire"


_ "Étude CTIP / CREDOC - Ce qu’attendent les employeurs et les salariés de la complémentaire santé d'entreprise"
