La garantie d’incapacité de travail

La garantie incapacité de travail

Les entreprises peuvent mettre en place, par le biais de contrats collectifs, une garantie d’incapacité de travail qui assure un certain niveau de salaire, voire la totalité, en cas d’arrêt de travail du salarié. Ces indemnités journalières complètent celles de la Sécurité sociale et le complément de revenu versé par l’employeur dans le cadre de la loi de mensualisation.

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Un complément de salaire en cas d’arrêt de travail

La garantie d’incapacité de travail correspond au versement d’un complément de salaire qui permet le maintien de la rémunération du salarié en arrêt de travail : il s’agit des indemnités journalières. Ces indemnités journalières interviennent en complément des prestations de la Sécurité sociale et du complément de revenu versé par l'employeur.

Ces prestations complémentaires ne doivent pas entraîner une indemnité supérieure au salaire perçu au moment de l'arrêt de travail.
  

La participation obligatoire de l’employeur

Ces indemnités complètent également, outre celles versées par la Sécurité sociale, la part de maintien de salaire que l’employeur est tenu de verser à un salarié en arrêt de travail. Cette obligation a été mise en place par la loi de mensualisation de 1978.

L’employeur peut financer ce complément d’indemnisation sur sa propre trésorerie ou confier à un organisme assureur la gestion de ces engagements en souscrivant un contrat de mensualisation ; les cotisations étant à la charge exclusive de l'employeur.
 

Exemple d’articulation entre indemnités journalières de la Sécurité sociale, complément de salaire dû par l’employeur au titre de la mensualisation et indemnités journalières versées par une institution de prévoyance

Schéma : Exemple d’articulation entre indemnités journalières de la Sécurité sociale, complément de salaire dû par l’employeur au titre de la mensualisation et indemnités journalières versées par une institution de prévoyance

 
Cas d’un salarié dont l’ancienneté dans l’entreprise est comprise entre 1 et 5 ans, et dont la convention collective ne prévoit pas de disposition particulière concernant les obligations de l’employeur au titre de la loi de mensualisation.
 

La durée et le montant des indemnités journalières versées par l’organisme assureur dépendent du contrat mis en place dans l’entreprise et, s’il en existe une, des éventuelles obligations prévues par la convention collective.

Note

La convention collective peut prévoir une extension de la période de versement du complément de rémunération par l’employeur, et/ou une réduction voire une suppression du délai de carence, et/ou une augmentation du montant du complément de rémunération versé par l’employeur (cf. ci-après, le complément de salaire versé par l’employeur).

Rappel

  
Les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale

Des indemnités journalières sont versées par la Sécurité sociale après un délai de carence de 3 jours, soit à partir du 4ème jour d'arrêt de travail. Elles sont versées sous réserve de conditions d'ouverture des droits, qui varient en fonction de la durée de l’arrêt de travail et de la situation du salarié.

Elles peuvent être versées pendant 360 jours maximum. Dans le cas d'une affection longue durée (ALD), cette durée maximale est portée à 3 ans.

L’indemnité journalière versée par la Sécurité sociale est égale à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 41,38 € par jour pour la période d’indemnisation débutant le 1er janvier 2012.
 

Note En cas d'incapacité due à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, le délai de carence pour percevoir les indemnités journalières est supprimé et le montant des indemnités est majoré.

 

Le complément de salaire versé par l’employeur

En complément des versements de la Sécurité sociale, l'employeur est tenu de maintenir pendant une durée déterminée un certain niveau de la rémunération du salarié en arrêt de travail. Ce complément de salaire intervient après sept jours d’arrêt de travail, soit à partir du 8ème jour (article D. 1226-3 du code du travail).

Le salarié doit avoir une ancienneté d’un an dans l’entreprise pour en bénéficier (articles L. 1226-1 et D. 1126-2 du code du travail).

L’employeur complète les indemnités versées par la Sécurité sociale à hauteur de 90 %, puis de 66,66 % de la rémunération brute que le salarié aurait gagnée s’il avait continué à travailler, et ce pour les durées décrites dans le tableau ci-dessous.
 

Ancienneté
90 % de la rémunération pendant
66,66 % de la rémunération pendant
Entre 1 et 5 ans
30 jours
30 jours
Au moins 6 ans
40 jours
40 jours
Au moins 11 ans
50 jours
50 jours
Au moins 16 ans
60 jours
60 jours
Au moins 21 ans
70 jours
70 jours
Au moins 26 ans
80 jours
80 jours
Au moins 31 ans
90 jours
90 jour

 

La convention collective dont relève l’entreprise peut également prévoir que l’employeur complète les indemnités journalières avant le 8ème jour d’arrêt de travail (dès le premier jour par exemple). Elle peut également un montant d’indemnisation plus élevé et/ou prévoir des périodes de versement du complément de rémunération plus longues que les périodes indiquées dans le tableau ci-dessus.

Dernières mise à jour : janvier 2012
 
 

L’incapacité de travail

  
Est considéré en incapacité de travail le salarié qui se trouve momentanément dans l'impossibilité physique d'exercer son activité professionnelle pour cause de maladie ou d'accident.

Cette impossibilité doit être constatée par le médecin traitant, lequel prescrira un arrêt de travail donnant lieu aux versements des indemnités journalières de la Sécurité sociale.

 


Chiffres clés

77% des employeurs déclarent que les salariés bénéficient d’une couverture en cas d’incapacité de travail dans le cadre de leur entreprise 
(Baromètre CTIP/Crédoc – juin 2011).

12 millions de salariés bénéficient via leur entreprise d’une garantie d’incapacité de travail gérée par une institution de prévoyance
(CTIP)