Nous devons impérativement faire la preuve de notre valeur ajoutée, dans un environnement de plus en plus contraint, de plus en plus complexe, et de plus en plus tendu en raison des déficits publics.
Alain Tisserant, Président du CTIP
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Les institutions de prévoyance, des organismes assureurs paritaires, à but non lucratif.
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Discours d’ouverture d’Alain Tisserant, Président du CTIP, à l'occasion de la journée d'information du 26 janvier 2011, consacrée aux évolutions de l'activité Santé des institutions de prévoyance.
« Mesdames et Messieurs,
Cette journée est consacrée à une activité dont dépend en grande partie le développement des groupes de protection sociale : la complémentaire santé qui représente la moitié de l’activité de vos institutions, avec 5, 6 millions de salariés assurés, soit environ 15 millions de personnes avec les ayants droit. Aujourd’hui, ne pas engager une profonde évolution de ce qui est devenu un véritable métier, exprimant notre spécificité paritaire, c’est prendre le risque de disparaître à terme. Nous devons impérativement faire la preuve de notre valeur ajoutée, dans un environnement de plus en plus contraint, de plus en plus complexe, et de plus en plus tendu en raison des déficits publics.
Il ne s’agit pas de transformer radicalement le métier. Les institutions de prévoyance tiennent fondamentalement à leur complémentarité avec la sécurité sociale. Ceci dit, notre rôle ne doit pas se limiter à celui d’organismes payeurs.
Des nouvelles contraintes qui s’imposent à notre activité, nous devons dégager de nouveaux domaines d’intervention et rechercher de nouveaux champs d’innovation. L’enjeu, pour nous, est bien de consolider le rôle de nos institutions paritaires au sein de la protection sociale complémentaire et de nous mobiliser au sein de l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (UNOCAM) pour agir dans le domaine de la santé publique. Ce qui implique, qu’ensemble, nous déterminions notre champ et notre spécificité en rapport à l’assurance maladie obligatoire.
Les dépenses de santé représentent en France environ 10 % de son PIB. On pourrait consacrer des heures, voire des journées entières, à en apprécier les causes et leurs effets. Si l’assurance maladie obligatoire assume l’essentiel du financement, force est de constater que des déformations sont apparues ces dernières années :
Bref, les dépenses prises en charge par les complémentaires augmentent. Cette augmentation, conjuguée à une taxation de plus en plus lourde de nos contrats, pèse inévitablement sur le coût de la complémentaire santé, et va très vite poser un problème d’accès aux soins.
Dans ce contexte, nous devons être particulièrement vigilants pour renforcer la place des contrats collectifs. Ces contrats constituent le principal dispositif mutualisé qui soit véritablement équitable. C’est ce qui explique que les partenaires sociaux de nombreuses branches professionnelles aient mis en place des régimes de frais de soins de santé, notamment dans des secteurs composés de très petites entreprises.
Pour rester demain, des acteurs à part entière de notre système de santé et jouer pleinement notre rôle dans les réformes à venir, nous devons donc faire preuve d’imagination :
Sur ce dernier point, bien des axes pourraient être explorés. Les institutions ont répondu aux obligations posées par la réforme de 2004. Bien avant cela, elles avaient pris la mesure des attentes des branches et des entreprises dans ce domaine et s’étaient engagées dans des démarches de prévention. Ces attentes correspondent à une prise de conscience générale de l’incidence des modes de vie et des comportements sur l’état de santé et sur ce que l’on appelle le « bien vieillir ». Une dynamique s’est enclenchée, aussi bien au niveau des régimes de base que du côté des organismes complémentaires. Progressivement, elle contribuera à freiner l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques par une meilleure information et prévention.
Dans ce domaine, nous avons tout intérêt à accompagner les programmes de l’assurance maladie obligatoire, en explorant tous les partenariats possibles. On peut en attendre des retombées bénéfiques non seulement pour les assurés mais pour tous les acteurs de la santé. Nous le verrons cet après-midi avec l’expérimentation du projet VIGISANTÉ.
Le champ de la santé est vaste et passionnant, il est complexe aussi. Plusieurs réformes ont eu lieu ces dernières années : la loi de réforme de l’assurance maladie de 2004 avec la mise en place du parcours de soins ; plus récemment, en 2009, la loi « Hôpital, santé, patients et territoires » avec notamment la création des fameuses Agences régionales de santé. On nous annonce de nouvelles réformes dans le champ du financement de la santé dont on connaît encore mal les contours.
La santé évolue dans tous ses domaines, la complémentaire santé est amenée elle aussi à évoluer pour accompagner le mouvement et pourquoi pas l’anticiper dans certains domaines. »

Nous devons impérativement faire la preuve de notre valeur ajoutée, dans un environnement de plus en plus contraint, de plus en plus complexe, et de plus en plus tendu en raison des déficits publics.
Alain Tisserant, Président du CTIP


Notre rôle ne doit pas se limiter à celui d’organismes payeurs. Des nouvelles contraintes qui s’imposent à notre activité, nous devons dégager de nouveaux domaines d’intervention et rechercher de nouveaux champs d’innovation.
Alain Tisserant, Président du CTIP


Nous devons être particulièrement vigilants pour renforcer la place des contrats collectifs. Ces contrats constituent le principal dispositif mutualisé qui soit véritablement équitable. C’est ce qui explique que les partenaires sociaux de nombreuses branches professionnelles aient mis en place des régimes de frais de soins de santé, notamment dans des secteurs composés de très petites entreprises.
Alain Tisserant, Président du CTIP
