A la suite du rapport du groupe de travail paritaire du 16 mars 2009, les partenaires sociaux ont signé, le 8 juillet dernier, un accord sur la gouvernance des groupes de protection sociale. Cet accord présente les principales dispositions applicables en matière de pilotage et de contrôle. Il prévoit que des travaux complémentaires doivent être effectués, notamment dans le cadre d’une action coordonnée de l’ARRCO, de l’AGIRC et du CTIP.
Après avoir défini la nature et les missions d’un groupe de protection sociale, l’accord précise le rôle et les attributions de l’Association sommitale, structure unique de gouvernance dont le conseil d’administration définit les orientations politiques et stratégiques du groupe paritaire.
Sont ensuite détaillées, dans le premier chapitre de cet accord, les missions des structures de moyens - l’Association sommitale n’exerçant pas d’activité de gestion et n’ayant pas de moyens en propre -, ainsi que les responsabilités du directeur général.
Le second chapitre précise un ensemble de dispositions visant à renforcer le suivi et le contrôle des groupes de protection sociale au niveau national. Le CTIP reçoit, pour ce qui le concerne, la mission d’établir un rapport annuel sur le suivi de ses recommandations, sur la base des informations qui lui seront transmises par les institutions.
Mais la véritable novation pour l’efficacité de la gouvernance des groupes de protection sociale réside dans l’article 16 de l’accord. Cet article traite de la coordination entre les fédérations AGIRC et ARRCO et le CTIP.
Une réunion à fréquence au minimum trimestrielle se tiendra entre les Présidences de l’AGIRC, de l’ARRCO et du CTIP, auxquelles seront associés les représentants des Partenaires sociaux non déjà représentés au titre des Présidences, pour :
Le modèle de convention de fonctionnement prévu par l’accord du 8 juillet 2009 sera élaboré dans le cadre de ces réunions. Soumise à la signature de chacun des organismes relevant du périmètre du groupe de protection sociale, elle les engagera vis-à-vis du groupe et de ses règles de fonctionnement.
Cette convention est donc bien le moyen de renforcer la cohérence au sein des groupes de protection sociale en renforçant la gouvernance paritaire et en lui permettant de s’exercer avec toute l’efficacité nécessaire pour l’avenir des groupes paritaires.
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L’examen des rapprochements “Dans le cadre d’un projet de rapprochement de groupes de protection sociale, les Associations sommitales des groupes concernés devront conjointement missionner au moins deux cabinets de conseil indépendants afin d’examiner la faisabilité et l’intérêt du rapprochement. Les critères d’évaluation des groupes en cas de rapprochement prévus par l’annexe 3 à l’accord du 10 février 2001 seront revus afin de compléter les éléments d’analyse mis à la disposition des fédérations AGIRC et ARRCO. Les statuts de la ou des structures de gestion du groupe de protection sociale sont transmis aux fédérations AGIRC et ARRCO. L’autorisation de regroupement est accordée conjointement par les fédérations AGIRC et ARRCO, après avis consultatif du conseil d’administration du CTIP. Dans un délai maximum de deux ans après la mise en place de l’Association sommitale résultant du regroupement, un bilan est effectué par les fédérations AGIRC et ARRCO en liaison avec le CTIP.” Section 10 de l’accord du 8 juillet 2009 – Article 17. |